Au sortir de ses études musicales effectuées aux conservatoires de Nantes, Angers et au CNSMD de Paris, Michel Bourcier oriente son activité dans les directions multiples de l’interprétation, la réflexion sur les œuvres, la promotion du répertoire contemporain, la pédagogie et la liturgie.
Après avoir tenu quinze années les claviers de l’orgue historique (1891) Louis Debierre de l’église Notre-Dame de Bon-Port à Nantes, Michel Bourcier est nommé en 2007 titulaire des orgues de la cathédrale de Nantes. Il est professeur d’orgue au Conservatoire à Rayonnement Régional de Nantes et enseigne l’analyse musicale au CEFEDEM Bretagne/Pays de Loire. Il est membre de la commission des orgues non protégées au titre des monuments historiques.
Il se produit en soliste dans les hauts lieux de l’orgue français et est sollicité particulièrement pour l’accompagnement de chœurs. Il a joué en soliste avec L’Orchestre National des Pays de Loire, l’Orchestre du Capitole de Toulouse, le chœur de Radio-France, l’Ensemble Vocal de Nantes, la Maîtrise de la Perverie. Il travaille régulièrement avec l’ensemble Les Éléments de Toulouse avec lequel il a participé à l’enregistrement de l’œuvre vocale de Philippe Hersant (« Choc » du Monde de la Musique).
Il s’intéresse à tous les répertoires et son attrait pour la musique d’aujourd’hui l’a amené à collaborer avec plusieurs compositeurs. Il a joué ou donné en création des œuvres de Jacques Lenot, Christophe Looten, Valéry Aubertin, et a notamment participé au premier enregistrement de l’œuvre d’orgue de ce dernier (avec Pierre Farago, Marie-Ange et Éric Lebrun) qui a été distingué par la presse musicale (« Choc » du Monde de la Musique, « Diapason découverte »). Il a été le premier interprète de l’œuvre d’orgue de Jean-Louis Florentz, disparu en 2004, comme créateur de deux de ses ouvrages : Les Laudes, en 1985 et Debout sur le soleil, qui lui est dédié. Il prépare actuellement une étude sur les œuvres d’orgue de Jean-Louis Florentz, et est régulièrement sollicité par des organistes français ou étrangers pour les conseiller sur l’œuvre de ce compositeur (CNSM de Lyon, Académie Sibelius de Helsinki).
Parallèlement à sa carrière d’organiste, il fonde collégialement, en 2004, l’ensemble utopik, ensemble instrumental à géométrie variable qu’il dirige et dont la vocation est la diffusion du répertoire des XXe et XXIe siècles. Il a dirigé, pour les premiers concerts de cet ensemble, le Marteau sans maître de Pierre Boulez, le Concerto de chambre de György Ligeti, le Pierrot lunaire d’Arnold Schönberg et la Quatrième symphonie de Gustav Mahler dans sa transcription pour ensemble instrumental.